bénévolat dans les colonies
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bénévolat dans les colonies
j'ai reçu un mail d'un jeune de mon église qui m'a parlé d'un article du top chrétien (que j'approuve au passage).Dîtes moi ce que vous en pensez:
26 Juin 2008
Le bénévolat : Enquête sur un crime en série !
Par Samuel Foucart |
8 commentaires | Lu 651 fois | 41 votes
On a assassiné le bénévolat ! Et plus spécifiquement dans les milieux chrétiens. Et cela depuis plusieurs décennies. Consciencieusement, méthodiquement, régulièrement et méticuleusement. C’est ce que l’on peut nommer un crime en série. Année après année, dans les colonies, les camps, les maisons de retraite, les maisons d’accueil et j’en passe ; des cadavres partout et des indices laissés par le ou les assassins ; manque de considération, abus de pouvoir, despotisme, mépris, appât, exploitation !
Le résultat, c’est que cette denrée rare que sont les bénévoles est en voie d’extinction définitive ! Alors « ON » (pronom indéfini et c’est mieux ainsi) a beau jeu de lancer à la cantonade des phrases du style « La consécration à Dieu n’est plus ce qu’elle était », ou bien encore, et c’est gonflé de la part de ce fameux « on », d'estimer que les gens veulent se faire payer au détriment du bon fonctionnement des œuvres destinés à apporter l’Évangile aux enfants, aux jeunes aux âgés etc. alors que ce fameux « ON » a, lui, abusé du bénévolat pour boucler ses budgets !
Il est impossible de se moquer du monde tout le temps ! À un moment ou à un autre, la roue tourne et c’est terminé !
J’ai personnellement vécu deux expériences de bénévolat lorsque j’avais dix-huit ans ; en plus de mon travail, j’avais consacré mes congés annuels à « servir le Seigneur » (en principe) dans une colo ! À la fin du séjour, épuisé par ces trois semaines, je m’apprêtais à retourner au travail, quand le pasteur responsable de cette colonie est venu nous saluer sur le perron, ses bagages dans le coffre de la R 12, la famille installée pour un long périple. Après trois semaines de colo, il partait en vacances, et nous laissait avec notre épuisement retourner au travail. Refusant de rester sur un échec, je suis reparti l’année suivante, et là, les conditions de travail furent tellement épouvantables (aux limites de l’exploitation et de l’esclavage), que plus jamais je ne retournai !
Il y a peu, on me parlait de responsables recevant les bénévoles pour un mois de travail dans le cadre d’une association importante ; après des heures de trajets, dans la chaleur, le stress etc., ils n’ont même pas eu le temps de se rafraîchir, mais au nom « de la consécration » et, je cite : « du service pour le Seigneur », ils furent mis au boulot immédiatement, et ce, manu militari ! Pas de chance me direz-vous ! Ce n’est pas la règle !
OK ! Je connais des directeurs de camps, de colo etc. qui ne se sont jamais conduits ainsi, et heureusement ! Mais alors d’où vient la crise, la disparition des bénévoles ? Serait-elle uniquement contextuellement liée à la société ? Trop facile ! La vérité, c’est que certains ont tué la poule aux œufs d’or, et qu’aujourd’hui, il n’y a plus de poule et donc plus d’œufs et plus d’or !
Le bénévolat a souvent eu le dos large dans nos milieux chrétiens, et il a trop souvent été l’occasion de faire travailler les autres sans leur donner de salaire, ce qui déplaît particulièrement à Dieu : « Malheur à celui qui bâtit sa maison à l’aide de l’injustice et surélève ses appartements au prix de l’iniquité ; qui fait travailler son prochain pour rien, sans lui donner de salaire » ! (Jérémie 22.13).
Et je ne vais pas parler de ce qui est encore plus ambigu à mes yeux, ces chrétiens salariés par d’autres chrétiens, et qui, au nom d’une consécration très discutable, sont sous-payés et maltraités ! Je ne pense pas que la bénédiction soit à la clef pour ceux qui se conduisent ainsi, et il y en a, et j’espère qu’ils auront le courage de me lire jusqu’au bout !
J’entends beaucoup d’appels au secours à l’approche de l’été ; comment vont fonctionner les camps et les colos chrétiennes ; comment vont survivre les organismes chrétiens ? Bref, pour sauver le bénévolat sur lequel ont toujours reposé nos organismes, revenons à la repentance, reconnaissons nos erreurs, humilions-nous, réparons, sachons demander pardon à Dieu et aux autres si nécessaire, ce Dieu que nous servons saura bien nous faire grâce !
Samuel Foucart
26 Juin 2008
Le bénévolat : Enquête sur un crime en série !
On a assassiné le bénévolat ! Et plus spécifiquement dans les milieux chrétiens. Et cela depuis plusieurs décennies. Consciencieusement, méthodiquement, régulièrement et méticuleusement. C’est ce que l’on peut nommer un crime en série. Année après année, dans les colonies, les camps, les maisons de retraite, les maisons d’accueil et j’en passe ; des cadavres partout et des indices laissés par le ou les assassins ; manque de considération, abus de pouvoir, despotisme, mépris, appât, exploitation !
Le résultat, c’est que cette denrée rare que sont les bénévoles est en voie d’extinction définitive ! Alors « ON » (pronom indéfini et c’est mieux ainsi) a beau jeu de lancer à la cantonade des phrases du style « La consécration à Dieu n’est plus ce qu’elle était », ou bien encore, et c’est gonflé de la part de ce fameux « on », d'estimer que les gens veulent se faire payer au détriment du bon fonctionnement des œuvres destinés à apporter l’Évangile aux enfants, aux jeunes aux âgés etc. alors que ce fameux « ON » a, lui, abusé du bénévolat pour boucler ses budgets !
Il est impossible de se moquer du monde tout le temps ! À un moment ou à un autre, la roue tourne et c’est terminé !
J’ai personnellement vécu deux expériences de bénévolat lorsque j’avais dix-huit ans ; en plus de mon travail, j’avais consacré mes congés annuels à « servir le Seigneur » (en principe) dans une colo ! À la fin du séjour, épuisé par ces trois semaines, je m’apprêtais à retourner au travail, quand le pasteur responsable de cette colonie est venu nous saluer sur le perron, ses bagages dans le coffre de la R 12, la famille installée pour un long périple. Après trois semaines de colo, il partait en vacances, et nous laissait avec notre épuisement retourner au travail. Refusant de rester sur un échec, je suis reparti l’année suivante, et là, les conditions de travail furent tellement épouvantables (aux limites de l’exploitation et de l’esclavage), que plus jamais je ne retournai !
Il y a peu, on me parlait de responsables recevant les bénévoles pour un mois de travail dans le cadre d’une association importante ; après des heures de trajets, dans la chaleur, le stress etc., ils n’ont même pas eu le temps de se rafraîchir, mais au nom « de la consécration » et, je cite : « du service pour le Seigneur », ils furent mis au boulot immédiatement, et ce, manu militari ! Pas de chance me direz-vous ! Ce n’est pas la règle !
OK ! Je connais des directeurs de camps, de colo etc. qui ne se sont jamais conduits ainsi, et heureusement ! Mais alors d’où vient la crise, la disparition des bénévoles ? Serait-elle uniquement contextuellement liée à la société ? Trop facile ! La vérité, c’est que certains ont tué la poule aux œufs d’or, et qu’aujourd’hui, il n’y a plus de poule et donc plus d’œufs et plus d’or !
Le bénévolat a souvent eu le dos large dans nos milieux chrétiens, et il a trop souvent été l’occasion de faire travailler les autres sans leur donner de salaire, ce qui déplaît particulièrement à Dieu : « Malheur à celui qui bâtit sa maison à l’aide de l’injustice et surélève ses appartements au prix de l’iniquité ; qui fait travailler son prochain pour rien, sans lui donner de salaire » ! (Jérémie 22.13).
Et je ne vais pas parler de ce qui est encore plus ambigu à mes yeux, ces chrétiens salariés par d’autres chrétiens, et qui, au nom d’une consécration très discutable, sont sous-payés et maltraités ! Je ne pense pas que la bénédiction soit à la clef pour ceux qui se conduisent ainsi, et il y en a, et j’espère qu’ils auront le courage de me lire jusqu’au bout !
J’entends beaucoup d’appels au secours à l’approche de l’été ; comment vont fonctionner les camps et les colos chrétiennes ; comment vont survivre les organismes chrétiens ? Bref, pour sauver le bénévolat sur lequel ont toujours reposé nos organismes, revenons à la repentance, reconnaissons nos erreurs, humilions-nous, réparons, sachons demander pardon à Dieu et aux autres si nécessaire, ce Dieu que nous servons saura bien nous faire grâce !
Samuel Foucart
Re: bénévolat dans les colonies
Pour ma part, je trouve honorable de faire du bénévola, j'ai fait la plonge et j'ai fait de l'animation aussi en colo.
Pourtant j'ai eu quelques mauvaises expériences qui font que je suis assez d'accord avec cet article.
En effet les bénévoles ne sont pas payés (d'ou leurs noms) de plus ils mettent le peu de congé qu'ils ont (ce n'était pas mon cas) au service d'une communauté et par extension aux services de Dieu.
Pour la petite histoire. Un jour exténuée par une nuit trop courte et un état de stress (je ne me souviens plus pourquoi) j'ai cassé 4 verres à la plonge (ça fait beaucoup en un midi et je suis très maladroite). Sur ce le directeur (qui devait lui aussi etre dans un état de stress et qui chaque année devait faire face a des personnes venus faire les bénévoles au club med, ce qui n'était pas mon cas ^^) me dit que ce qu'on casse on finit par le payer. Moi de lui répondre "vous n'aurez cas les déduire de mon salaire" la discussion c'est arreter la.
C'est sur que parfois les directeurs font preuve de rigueur car ils ont déja vu des gens venir passer des vacances au lieu de travailler, de plus ils sont dans le soucis de faire "tourner la boite". Pourtant il faut etre vigilant à ne pas mépriser ni exploiter les bénévoles, quand bien même ils viennent et font le travail avec le sourire et pour Dieu ce ne sont pas des "employés" ^^.
A l'animation j'étais encore plus crevée mais bon pour le coup on m'a laissé bien pénarde lol.
J'en garde de ces deux expériences, malgré l'effort, de très très bons souvenirs. Franchement il faut vivre ça, l'ambiance de la plonge avec Hillsong a fond dans la cuisine (à se faire taper sur les doigts lol), les connaissances, les 5ème, les amis, les temps spirituels avec les colons, etc. Je me suis bien amusée vraiment.
C'est vrai que ça rend service mais on ne peut pas justifier qu'on exploite les gens sous prétexte qu'ils servent Dieu.
Pourtant j'ai eu quelques mauvaises expériences qui font que je suis assez d'accord avec cet article.
En effet les bénévoles ne sont pas payés (d'ou leurs noms) de plus ils mettent le peu de congé qu'ils ont (ce n'était pas mon cas) au service d'une communauté et par extension aux services de Dieu.
Pour la petite histoire. Un jour exténuée par une nuit trop courte et un état de stress (je ne me souviens plus pourquoi) j'ai cassé 4 verres à la plonge (ça fait beaucoup en un midi et je suis très maladroite). Sur ce le directeur (qui devait lui aussi etre dans un état de stress et qui chaque année devait faire face a des personnes venus faire les bénévoles au club med, ce qui n'était pas mon cas ^^) me dit que ce qu'on casse on finit par le payer. Moi de lui répondre "vous n'aurez cas les déduire de mon salaire" la discussion c'est arreter la.
C'est sur que parfois les directeurs font preuve de rigueur car ils ont déja vu des gens venir passer des vacances au lieu de travailler, de plus ils sont dans le soucis de faire "tourner la boite". Pourtant il faut etre vigilant à ne pas mépriser ni exploiter les bénévoles, quand bien même ils viennent et font le travail avec le sourire et pour Dieu ce ne sont pas des "employés" ^^.
A l'animation j'étais encore plus crevée mais bon pour le coup on m'a laissé bien pénarde lol.
J'en garde de ces deux expériences, malgré l'effort, de très très bons souvenirs. Franchement il faut vivre ça, l'ambiance de la plonge avec Hillsong a fond dans la cuisine (à se faire taper sur les doigts lol), les connaissances, les 5ème, les amis, les temps spirituels avec les colons, etc. Je me suis bien amusée vraiment.
C'est vrai que ça rend service mais on ne peut pas justifier qu'on exploite les gens sous prétexte qu'ils servent Dieu.
LoORrii

LoOrRIi- Messages : 942
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